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 En Afrique, les femmes rurales contribuent pour une très large part au développement agricole. Selon le BIT, elles représentent 80% de la force humaine dans le secteur de la production agricole, la transformation et la commercialisation des denrées alimentaires. Elles s’investissent également dans l’économie familiale et le développement rural à travers de nombreuses associations de réseaux d’organisations de femmes rurales et de coopératives agricoles ainsi que l’épargne et le crédit. Selon ONU-Femmes, les femmes rurales représentent 43% des travailleurs agricoles dans le monde et jusqu’à 70% de la force de travail agricole dans certains pays.  Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD, 1995), 70% des 1,3 milliards de personnes qui disposent de moins de 1 dollars par jour pour survivre sont des femmes.

 Les différents diagnostics effectués par les organisations paysannes à différents niveaux ont permis de relever que les femmes rurales, en dépit de leur nombre et de leur contribution, font l’objet de discriminations notamment dans l’accès aux ressources financières, aux équipements, aux nouvelles technologies. Elles connaissent des difficultés d’accès au droit d’hériter ou de posséder une propriété foncière. Les femmes rurales continuent de faire face à de nombreux obstacles dont l’accès limité aux services de santé et d’éducation, des inégalités face aux hommes et un accès limité au crédit. Elles rencontrent toujours des obstacles relatifs au renforcement de leur statut social et économique et de leur statut d’entrepreneure rurale au niveau de la formation et du conseil agricole, de l’accès au crédit à moyen terme, aux intrants, aux équipements de production, le stockage, la conservation, la transformation, le transport rural pour l’accès aux marchés. Elles éprouvent également les difficultés d’accès aux technologies de l’information, de la communication de même qu’à la formation et la participation à la prise de décisions.

 Une grande part des difficultés qui entravent le plein épanouissement de la femme rurale sont dues d’une part à l’insuffisance des politiques et du cadre institutionnel, et d’autre part au faible investissement et appuis inadaptés dans l’agriculture familiale, la faible participation des Organisations Paysannes Féminines (OPF) dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques notamment en direction des organisations des femmes rurales. Pourtant ces femmes peuvent être, et sont de fait, de puissants agents du changement. On peut compter sur elles pour faire face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et autres défis économiques avec une grande force de caractère, de la créativité et de l’intelligence et leur faculté d’assurer l’éducation et le transfert des savoirs et des connaissances. Les femmes rurales pourraient contribuer d’avantage à l’éradication de la faim et à la réduction de la pauvreté et de manière substantielle à la croissance économique et le développement durable.

 L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que si les femmes pouvaient bénéficier d’un même accès aux ressources de production que les hommes, elles pourraient augmenter le rendement de leur terre de 20 à 30%. Cette idée épouse certaines autres émises lors du forum sur le développement de l’entreprenariat féminin en Afrique tenu en 2009 au Caire(Egypte). Cette dernière rencontre qui était placée sous le thème : « Le développement économique de la femme en réponse à la crise économique et financière mondiale », avait conduit à l’adoption de la plateforme d’action du Caire pour le développement de l’entreprenariat féminin.

 Par ailleurs, la décision de l’UA de lancer « une décennie de la Femme Africaine  2010-2020 » représente une occasion importante de sensibiliser le public, promouvoir le Genre et préconiser la mise en œuvre de la déclaration de l’égalité Homme/Femme. Il serait donc important d’encourager la politique Genre de l’UA et en particulier en ce qui concerne les droits économiques des femmes rurales.

Depuis sa création en 2005, la PROPAC s’est engagée à prendre en compte et à promouvoir l’aspect genre, notamment le leadership féminin dans ses programmes, à savoir: le renforcement des capacités d’implication et de participation des femmes rurales leaders dans les politiques liées aux changements climatiques ; l’appui à la mise en place du Collège des Femmes dans les dix organisations paysannes nationales de l’Afrique Centrale membres de la PROPAC ; la mise en place d’un Collège régionale des femmes rurales, la promotion des cadres de concertation multi acteurs en faveur des femmes rurales. Ces différents programmes, contribuent à la promotion du leadership et de l’autopromotion d’une masse importante de femmes rurales capables de faire prendre en compte leurs spécificités et préoccupations dans les programmes d’investissements agricoles et de développement rural afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté et la promotion du développement durable en Afrique. 

 


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