PROPAC-COPACO-PAOPA 

 

La deuxième mission de suivi et accompagnement de la PROPAC auprès de la COPACO dans le cadre du programme PAOPA s'est déroulée du 28/11/2016 au 04/12/2016. Elle a travaillé avec l'ensemble de l'équipe technique et le Secrétaire Général/Porte Parole National de la COPACO. Elle s'est également rendue dans les locaux du Consortium ASA-CADECVIM et de l'UCOAC où elle a tenue des réunions avec les personnels et membres de ces deux OP sur la mise en œuvre des projets de la composante 3.

La mission avait pour objectif d'assurer un suivi de proximité de la mise en œuvre du PAOPA en vue d’apporter un appui technique aux équipes mises en place par les OPN et les OPL. De manière spécifique, il s'agissait de: (i) évaluer les activités réalisées au-delà du 31 décembre au titre du PTBA 2015; (ii) évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre du PTBA 2016 ; évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des projets des OPL ; Conscientiser les OP à respecter les procédures édictées par la FIDA et la PROPAC ; appuyer les services financiers à la justification des dépenses engagées ; Collecter les données sur les expériences à capitaliser.

L'équipe de la COPACO est composée de six techniciens dont: une Secrétaire permanent, un comptable, un directeur de l'académie paysanne, un chargé du suivi capitalisation (qui est aussi président du mouvement de la jeunesse de la COPACO), un assistant comptable et chargé de la communication, et le cadre d'appui local (CAL). Parmi ces personnels, trois seulement sont pris en charge par le PAOPA à savoir: la Secrétaire permanent, le comptable et le cadre d'appui local. Les autres membres de l'équipe interviennent néanmoins dans la mise en œuvre des activités du PAOPA à travers l'exécution des missions de terrain, l'organisation ou la facilitation de certains ateliers, l'exécution des travaux financiers et comptables etc.

Pour atteindre les objectifs de la mission qu'elle s'est assignée, la COPACO s'est dotée d'un certain nombre d'outils stratégiques notamment: le manuel des procédures (2013-2017), le plan stratégique (2016-2018), le plan d'action global quinquennal (2016-2020), l'agenda 2030, et le plan de communication élaboré en 2011.

$1        A.       Évaluation des activités du PTBA 2015 réalisées au-delà du 31 décembre 2015

La COPACO a exécuté 77% de son PTBA 2015 durant l'année 2015. Les activités non réalisées ont été reportées en 2016 et ont été exécutées durant la première moitié de l'année. Ces activités qui concernent la DRF 2 et la DRF 3 (qui a été débloquée en février 2016) sont: fonctionnement, audit, capitalisation et partage des expériences, actions de plaidoyer, formations délocalisées en lobbying et plaidoyer et consultation nationale/régionale sur les politiques. L'exécution de ces activités a porté le taux de réalisation du PTBA 2015 à 95%. Les 5% restants correspondent à certaines activités non réalisées comme la "mise à jour de la base de données" (atelier organisé à Mfou au Cameroun les 16 et 17 mai auquel aucun représentant de la COPACO n'a pu participer) et à d'autres activités dont les lignes budgétaires non pas entièrement été consommées comme la production des supports de communication, la capitalisation et partage des expériences, les formations délocalisées en lobbying et plaidoyer, le salaire du CAL et les équipements informatiques destinés au fonctionnement du CAL. Ce reliquat doit être pris en compte dans la mise en œuvre du PTBA 2016.

Le fonctionnement a permis de payer le loyer du siège, la connexion internet, le carburant, la communication et les fournitures de bureau. Il a également permis de supporter les frais bancaires de la période concernée. L'audit des comptes PAOPA de la COPACO pour l'exercice 2015 a été réalisé et les frais d'honoraires payés à l'auditeur. La Secrétaire Permanent a participé à l'atelier de formation sur la capitalisation et le partage des expériences qui s'est tenue à Yaoundé au niveau régional en mai 2016. Cette formation lui a permis de renforcer ses capacités en matière de capitalisation. Une action de plaidoyer en faveur de la prise de mesures transitoires sur le statut juridique des terres communautaires et des droits fonciers des communautés locales a été menée à Kinshasa en mai 2016. Deux formations délocalisées en lobbying et plaidoyer ont été organisées les 12 et 13 avril 2016 à Butembo et à Kisangani. Elles ont connu la participation des leaders paysans, des femmes et des jeunes. Les formations ont permis le renforcement des capacités des participants sur les techniques de lobbying, plaidoyer et négociations. Une consultation nationale sur "le rôle des organisations paysannes de la RDC sur les enjeux électoraux" a été organisée les 18 et 19 mai 2016 à Kinshasa. Elle a réuni 47 personnes dont 14 femmes et 15 jeunes.

$1                                                         B.       Avancement de l'exécution du PTBA 2016

Un montant de 19 563 786 FCFA a déjà été débloqué par la COPACO au titre du PTBA 2016. L'exécution du PTBA 2016 a débuté au mois d'août. Les taux d'exécution financière par composante au 30 novembre 2016 se présentent comme suit: 85% pour la composante 1; 35% pour la composante 2 et; 46% pour la composante 3. Pour ce qui est des sous-composantes, les taux sont les suivants: 83% pour la sous-composante 1,1; 96% pour la sous-composante 1,2; 52% pour la sous-composante 2,1; 29% pour la sous-composante 2,2 et; 46% pour la sous-composante 3,1. Ainsi, l'exécution financière globale du PTBA 2016 s'élève à 60%. Malgré les efforts considérables et appréciables que l'on peut reconnaître à l'équipe de la COPACO dans la mise en exécution du PTBA 2016 dans un laps de temps assez court, il est à remarquer qu'il paraît aujourd'hui évident (vu que nous entamons le dernier mois de l'année) que toutes les activités prévues ne peuvent pas être réalisées en 2016. Il va donc falloir reporter le reliquat des activités du PTBA 2016 au PTBA 2017.

Les activités réalisées dans le cadre de la sous-composante 1,1 sont: rencontre statutaire, formation sur la gouvernance des OP, salaire personnel permanent, fonctionnement et mission de suivi accompagnement. La rencontre statutaire a été organisée à Kinshasa le 29 octobre 2016. Elle a permis une réunion du Comité National de la COPACO qui a échangé principalement sur les points suivants: présentation de l'état d'avancement des coordinations paysannes, l'évaluation interne des coordinations et observations du Porte Parole National sur les présentations des coordonnateurs provinciaux, discussion sur l'autonomisation des coordinations paysannes provinciales, discussion sur le renouvellement des mandats des coordonateurs provinciaux, discussions sur les coordinations inactives, et la présentation de la nouvelle stratégie d'intervention de la COPACO. La formation sur la gouvernance des OP a réuni les leaders et personnels des OPL pour deux sessions de formation parallèles à Kinshasa les 03, 04 et 05 novembre 2016. Une formation s'est tenue au siège de la COPACO tandis que l'autre se tenait au siège de l'UCOAC. La formation a porté sur la gouvernance des OP de façon générale et sur les outils de gestion financière en particulier en vue d'améliorer les capacités des OPL à bien gérer les fonds mis à leur disposition dans le cadre des projets de composante 3. Deux missions de suivi et accompagnement se sont rendues dans les localités de Lodja et Mbuji-mayi. Elles avaient pour objectifs: d'assurer un suivi de proximité des coordinations provinciales, des UB et OPL à la base, structurer les comités des femmes et des jeunes en collège, mettre en place l'académie paysanne "ACAP" et la clinique juridique paysanne, et renforcer les coordinations en gestion administrative.

La production des supports de communication et la prise d'espace média sont les deux activités de la sous-composante 1,2 réalisées. De nombreux gadgets de communication (casquettes, polos, banderoles, pins, drapelets) ont été conçus pour densifier la visibilité des activités de la COPACO auprès de ses membres, des partenaires au développement et du grand public. Ces supports serviront notamment pour la grande campagne de collecte de fonds organisée par la COPACO pour la dignité et le développement durable qui sera lancée le 04 janvier 2017 à Kinshasa. La COPACO/PRP intervient fréquemment  dans les medias (télévision et radio) publics/privés. La COPACO a par ailleurs monter des spots radios et des tranches d'antenne pour 03 mois ont été  payées à la radio rurale MUGU (MBAKANA CENTRE) qui couvre le plateau BATEKE une des plus grandes communes rurales de la RDC.  Dans le cadre de la sous-composante 2,1, la COPACO a engagé un consultant pour réaliser l'analyse sur l'accès des paysans à la terre dans les zones minières. Le rapport d'analyse a été déposé par le consultant en date du 02/12/2016. Il sera validé par les membres du Comité National lors d'une rencontre prévue le 05/12/2016 au siège de la COPACO.

Deux actions de plaidoyer ont été réalisées au mois de novembre 2016 au centre catholique Liloba à Kinshasa dans le cadre de l'exécution de la sous-composante 2,2. La première action portait sur la mise en œuvre du Fonds National de Développement Agricole "FONADA". Les objectifs poursuivis étaient de faire des propositions concrètes sur les orientations à soumettre au FONADA pour l'octroi de crédits aux petits exploitants agricoles; mettre en place un comité de suivi paysan, privé et secteur public; impliquer les OP dans la gestion du FONADA. La seconde action de plaidoyer portait sur la sécurité foncière. Il a été principalement question de faire connaître la position de la COPACO sur la sécurité foncière et sensibiliser les paysans et leurs organisations sur le danger que fait peser l'insécurité foncière des terres agricoles dans la communauté et sur leur vie sociale en RDC.

Avancement de la mise en œuvre des projets des OPL

Les visites à l'entrepôt central de Kinshasa du consortium ASA CADECVIM, des bureaux et du poste de conditionnement de l'UCOAC ont permis de se rendre compte de la mise en œuvre effective des projets financés par le PAOPA en RDC. La mission n'a pas pu voir les produits agricoles dans l'entrepôt du consortium ASA CADECVIM car elle est arrivée dans la période de chargement des produits manufacturés en destination de MAWANGA. Elle a néanmoins vu et photographié  les articles commandés par les paysans avec le fruit de la vente de leurs produits (tôles, sacs de ciment, produits de première nécessité) que le consortium est chargé d'acheter et de ramener lorsqu'il descend en campagne pour une rotation.  Du côté de l'UCOAC, la mission a pu voir quelques légumes au poste de conditionnement et aussi les semences certifiées qui sont mises en vente, et la fiente. Les deux OPL sont entrain de préparer les prochaines rotations. 

Le projet "Ravitaillement ville-Campagne" n'a qu'un volet qui fonctionne en ce moment, celui de CADECVIM. Le volet ASA sera mis en œuvre une fois que les fonds pour la location des baleinières seront mis à la disposition du consortium. Pour cela le consortium attend le virement de la deuxième demande de retrait de fonds par la PROPAC. Le projet a démarré en mars 2016 avec l'obtention du premier transfert de la PROPAC pour montant de 26 792, 02 USD soit 16 196 208 FCFA. Cet argent a permis de louer le bureau et l'entrepôt central à Kinshasa mais également 19 autres entrepôts à l'intérieur du pays. Les entrepôts ont été réhabilités et aménagés. Le bureau a été équipé de même que les entrepôts. Ces équipements ont fait l'objet d'une vérification par la mission qui a confirmé l'existence des équipements sauf ceux qui ont été destinés aux entrepôts de l'intérieur du pays. Il a été convenu avec le consortium que le chargé de commercialisation qui se rendra en campagne dans 2 ou 3 semaines pour une nouvelle rotation, filmera les équipements se trouvant là-bas et que ces photos seront envoyées par le CAL à la PROPAC. Il a aussi été demandé que tous les équipements du projet soient étiquetés. La mission a constaté que bien que les plaques signalétiques aient été acquises, il n'y a pas de plaque de signalisation à l'entrée du bureau et du dépôt central. La raison apportée est que la plaque qui avait été implantée a été arrachée par un accident de véhicule. Les responsables du consortium se sont engagés à implanter une nouvelle d'ici la fin d'année une fois que la prochaine rotation sera bouclée.  Un personnel a été recruté et a été payé pour les deux premiers mois de salaires. Mais depuis ils accumulent des arriérés de salaire. Les produits agricoles ont été achetés. Ainsi, 02 rotations ont déjà été effectuées. Cela a généré des bénéfices pour un montant total de 4 625 USD. Un compte de recettes n'a pas encore été ouvert. Pour chaque rotation, un contrat d'une vingtaine de jours est signé avec le transporteur. Le coût du transport n'est donc pas fixe sur une moyenne durée et peut varier d'un voyage à un autre. La mission retient également que, à cause des tracasseries administratives, policières et routières et du mauvais état de la route le coût du transport est très élevé. Il avait été prévu 2 500 USD pour la location du véhicule mais le prix pratiqué est en moyenne de 7 500 USD. Le consortium est donc obligé de supporter le surplus de coût sur le transport. C'est l'une des raisons qui explique que les fonds sont automatiquement réinvestis (donc ne sont pas versés dans un compte de recettes comme prévu) pour atteindre le seuil de fond de roulement qui permet de couvrir les frais de location véhicule. Le consortium projette par ailleurs l'acquisition d'un véhicule propre dans l'avenir pour diminuer les coûts de transport. Le  consortium s'est engagé à ouvrir le compte de recettes d'ici la fin de cette année.

Les principales difficultés relevées par les membres du consortium ASA CADECVIM dans l'exécution du projet sont: la non opérationnalisation du pôle de BULUNGU qui va permettre l'augmentation des quantités des produits agricoles, la sous estimation de la location du véhicule lors de la conception du projet (quatre fois plus coûteux que ce qui avait été prévu), le retard dans le paiement des salaires du personnel. La mission de son côté a relevé un certain nombre de difficultés et de contraintes dans l'exécution du projet: une gestion administrative et financière moyennement satisfaisante (problème de classement et de conservation des pièces), le manque de visibilité du bureau et de l'entrepôt central, l'absence d'une stratégie marketing pour la promotion des produits et la quête de nouveaux débouchés. La mission a apporté son appui au personnel chargé de la caisse et de la comptabilité pour une meilleure maitrise des procédures du programme et quelques outils ont été partagés pour améliorer la justification des dépenses.

Le projet "d'appui à la conservation et promotion des produits maraichers des membres de l'UCOAC" a débuté en mars 2016. Tout d'abord il a été question de réhabiliter le bâtiment devant accueillir le bureau et le poste de conditionnement. Une fois que le bâtiment a été loué, d'importants travaux ont été réalisés par l'entrepreneur qui a été sélectionné avec l'aide de la COPACO afin de l'aménager. Ainsi, le bâtiment réhabilité comprend un bureau et un poste de conditionnement compartimenté en 06 unités. Le bureau ainsi que le poste de conditionnement ont été équipés. Les équipements déclarés comme acquis ont été vérifiés par la mission. Ces équipements existent bel et bien mais ne sont pas étiquetés. La mission a vu également les plaques signalétiques qui sont implantées à l'entrée du bâtiment abritant le bureau et le poste de conditionnement.  Les semences certifiées ont été achetées. 36 rotations d'achat des légumes ont déjà été effectuées. Un compte a été ouvert à la MEC-IDECE un établissement de microfinance où sont déposées les bénéfices de vente des produits. Les différentes rotations ont généré un bénéfice global de 7 000 USD. Un contrat a été passé avec un transporteur pour faciliter la réalisation des rotations et l'acheminement des produits sur les marchés. A cause des tracasseries administratives et des coûts élevés pour l'acquisition des points de vente, 03 points de vente seulement ont été ouverts au niveau des marchés au lieu de 04 comme prévu par projet. Pour aider la transition du passage des producteurs de l'utilisation des engrais chimiques (qui sont la cause du refus de beaucoup de clients d'acheter les produits de l'Union) vers des engrais biologiques, l'UCOAC a acheté la fiente qu'elle a distribué à ses membres producteurs. Ceux-ci ont commencé à utiliser cet engrais malgré la réticence de quelques uns qui pensent que l'utilisation de la fiente rallonge les temps de production ce qui pourrait leur faire perdre de l'argent. L'achat de la fiente distribué a été financé sur fonds propres de l'UCOAC. Deux mois de salaires ont été versés au  personnel recruté (la coordonatrice, la comptable, le caissier, les acheteurs et les vendeuses). Mais ce personnel connaît un retard de salaire.  Plusieurs difficultés ont été relevées d'une part par la mission et aussi d'autre part par l'équipe de l'UCOAC concernant l'exécution du projet. Au niveau de la gestion administrative et financière il y a encore des insuffisances surement à cause du temps qu'il faut au personnel pour se familiariser avec les procédures du programme PAOPA et les exigences de la gestion professionnelle en général. Des efforts appréciables sont tout de même à noter d'où la mission recommande un suivi et un appui plus intensifié  de la part du CAL et de toute l'équipe technique de la COPACO. La mission a travaillé avec la comptable notamment sur la tenue du journal de caisse, du journal de banque, l'utilisation des bons de dépenses de caisse et bons d'entrée et de sortie de la banque.

Selon l'UCOAC, les principales difficultés rencontrées jusqu'ici sont: le non paiement des salaires, le retard dans l'octroi de la deuxième demande de retrait de fonds (DRF) qui a été envoyée à la PROPAC via COPACO, la concurrence d'autres maraîchers, la réticence des clients à acheter les produits des membres à cause des engrais chimiques utilisés, la réticence de certains membres à passer aux engrais biologiques et l'inachèvement des travaux de réhabilitation du bâtiment.

Bref aperçu de l'évolution des aspects fiduciaires et des questions à régler, y compris pour les rubriques de la section B1 de l'appendice 1, aspects financiers, et points relatifs au respect des dispositions de l'accord de financement (appendice 4).

$1                                    C.       Gestion des connaissances, capitalisation et durabilité

  1. stratégie de communication a été élaborée en 2011 mais elle n’est pas opérationnelle.En 2015 le soutien financier du  PAOPA a permis la production et la diffusion du bulletin hebdomadaire de la COPACO /PRP « LE PAYSAN DU MONDE » pour la promotion de l’agriculture familiale en RDC. Aujourd’hui, faute de ressources financières, les parutions du bulletin sont irrégulières. La COPACO utilise très peu le web 2.0 et les réseaux sociaux pour le développement de sa visibilité cela malgré l’existence d’un site web et d’une page facebook qui ne sont pas actualisés et mis à jour. Le site web ayant été acquis dans le cadre d’un partenariat, les responsables de la COPACO ne détiennent ni les paramètres techniques pour son hébergement, ni l’accès à son interface d’administration. Pour y palier, il est prévu au courant du mois de décembre 2016 une formation pour permettre à la COPACO d’assurer elle-même la gestion de son site web. Après les formations organisées en 2016 au niveau régional sur la capitalisation et le partage des expériences, la COPACO envisage de capitaliser les expériences issues de la mise en œuvre des projets d'ASA CADECVIM et d'UCOAC. En ce qui concerne ASA CADECVIM, la mission relève qu'un sujet de capitalisation pourrait porter sur l'organisation du ravitaillement " campagne-ville et ville-campagne " qui permet l'amélioration des conditions de vie des paysans à travers l'approvisionnement en produits divers (matériels de construction, produits de première nécessité). Pour UCOAC, il serait intéressant de capitaliser sur la gestion de la transition du passage d'une production à base d'engrais chimiques à une production biologique en vue d'améliorer les ventes des produits maraîchers des coopératives.

En plus des initiatives financées dans le cadre de la composante 3 du PAOPA, la mission en collaboration avec la COPACO a identifié  d'autres expériences pouvant faire l'objet de capitalisation. Il s'agit de: la Sécurité Culturelle Paysanne (SCP) qui est un mécanisme mis en place par la COPACO pour défendre et promouvoir les valeurs culturelles paysannes; la Maison Paysanne du Civisme et de la Citoyenneté (MPCC) qui est un espace de rencontre, d'information et de formation, d'étude et d'accompagnement d'idées et; la Mutuelle de Santé Paysanne (MSP) qui vise à mener en faveur des paysans, des actions de prévoyance, entraide et de solidarité pour prévenir les risques, les maladies et faciliter l'accès aux soins de santé. La mise en œuvre de la composante 3 du PAOPA a permis d’établir d’autres partenariats. Les responsables et membres  du projet ASA CADECVIM (ravitaillement ville- campagne) ont reçu une formation financée par la FAO sur la fabrication des silos métalliques pour une meilleure conservation du maïs et du riz ainsi que la diminution considérable les pertes post récolte dans le cadre du projet de réduction des pertes post récoltes dans les territoires de BULUNGU et IDIOFA. Par ailleurs la notoriété acquise grâce au renforcement institutionnelle de la COPACO a permis d’établir une collaboration avec VSF (Vétérinaire Sans Frontière). Ce partenariat a permis la mise en œuvre d’un programme qui avait pour but de promouvoir la traction bovine et la phytothérapie auprès des femmes rurales du plateau de BATEKE afin de faciliter le déroulement au quotidien de leurs  activités de laboure et l’évacuation de leurs produits agricoles vers les marchés.  Afin de pérenniser ses activités, la COPACO/PRP a mis en place une académie paysanne. C’est un outil technique de renforcement des capacités des producteurs membres de l’organisation. Elle est constituée de formateurs membres et personnels de la COPACO possédant des compétences et expériences dans des domaines  spécifiques du secteur agricole. L’académie a élaboré des modules de formation (gratuit) qui prennent en compte les besoins identifiés auprès des membres et les thématiques prioritaires discutées au niveau national, régional, continental et international.  L’académie exerce également des prestations de services auprès des organisations non membres.   La COPACO a également mis en place une clinique juridique paysanne. Un  partenariat a été conclu avec des juristes professionnelles volontaires. Ceux-ci ont pour rôle d’accompagner et de défendre les intérêts des producteurs lorsqu’ils se trouvent  confrontés à des conflits. A ce jour, la clinique juridique paysanne a formé 27 leaders des organisations paysannes (para juristes) sur les questions de droits agricoles. Une caisse agricole a été mise en place pour permettre aux membres de s’autonomiser à travers l’épargne et le crédit. C’est un système constitué de 12 caisses agricoles opérationnelles. Elles comptent un total de 2 000 paysans membres. A ce jour,  3000 prêts ont été accordés.

$1                                                                                                             D.       Autres

Perspectives 2017. Pour l'année 2017, la COPACO compte poursuivre la mise en œuvre des activités du PTBA 2016 qui n'ont pas pu être réalisées à cause du décaissement tardif des fonds. En outre, les activités prioritaires à réaliser dans le cadre de la mise en œuvre du PTBA 2017 sont: le fonctionnement du siège; le paiement des salaires du personnel; les missions de suivi et accompagnement des OPL; une formation technique visant le renforcement des capacités de participation des jeunes et des femmes en gestion des affaires publiques; trois actions de plaidoyer portant respectivement sur le suivi des politiques publiques, le développement des filières agricoles du PNIA et les mesures d'application de la loi agricole; la production et la diffusion d'un document de plaidoyer sur le droit à l'alimentation; un forum national sur le cadre de concertation multi acteurs sur la mise en œuvre des décisions du CSA et enfin; l'appui aux initiatives économiques existantes (ASA CADECVIM et UCOAC) et celles nouvellement sélectionnées dans le cadre de la composante 3.

Projets supplémentaires à soumettre dans le cadre de la composante 3. Trois projets sont en cours de recalibrage en vue d'être soumis à la PROPAC d'ici la fin du mois de décembre.

En guise de conclusion, la mission juge satisfaisante la gestion du programme par la COPACO et l'encourage dans les efforts qu'elle a entrepris pour s'améliorer notamment sur le plan de la justification des dépenses. Néanmoins il est important que les rôles et responsabilités de chaque membre de l'équipe soient respectés pour permettre à chacun d'être efficace et performant dans son travail. Elle salue aussi les efforts des OPL qui ont déjà engagés leurs projets dans le cadre de la composante 3 du PAOPA. Avec un appui de proximité et régulier de la part de la COPACO, la mission pense que ces deux projets peuvent atteindre les résultats escomptés. Mais il faudrait pour cela s'inscrire définitivement dans une gestion professionnelle du projet et des organisations. La mission exhorte la COPACO et les OPL à mettre en œuvre dans les délais toutes les convenues et elle recommande un suivi par la PROPAC de la mise en œuvre effective de ces mesures.


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