WIDGRA – Droits fonciers des femmes pour un développement et une croissance inclusive en Afrique (2017‑2021) Le projet WIDGRA – Droits fonciers des femmes pour un développement et une croissance inclusive en Afrique (2017‑2021) a été conçu pour répondre à une injustice persistante : bien que les femmes africaines assurent l’essentiel du travail agricole et de la sécurité alimentaire, elles restent largement exclues de la propriété et du contrôle foncier. Face aux menaces des grands investissements agricoles et aux systèmes patriarcaux, WIDGRA a renforcé la voix des femmes rurales et des communautés vulnérables dans huit pays africains, en transformant les engagements politiques en droits concrets. Objectif général Assurer l’accès des femmes à la terre et leur contrôle sur les ressources foncières, en amplifiant la voix des femmes rurales à travers l’Afrique. Objectifs spécifiques Responsabiliser les gouvernements et Communautés Économiques Régionales sur la mise en œuvre des instruments de l’Union Africaine relatifs aux droits fonciers des femmes. Renforcer les organisations de femmes rurales pour documenter et diffuser des preuves sur les violations et menaces liées aux systèmes fonciers discriminatoires. Positionner la société civile panafricaine comme acteur reconnu de plaidoyer et de leadership sur les droits fonciers des femmes. Principales activités Conception de checklists et scorecards pour le suivi des politiques foncières. Formations et accompagnement des OSC dans les 8 pays ciblés. Production et diffusion de modules de formation et carnets communautaires. Organisation d’études participatives et de campagnes médiatiques. Renforcement des coalitions et plateformes régionales pour le plaidoyer. Élaboration de rapports parallèles (“shadow reports”) pour interpeller les gouvernements. Cibles et bénéficiaires Femmes rurales, leaders communautaires, OSC locales et régionales, autorités traditionnelles et décideurs politiques. Pays de mise en œuvre Afrique du Sud, Cameroun, Togo, Mozambique, Malawi, Kenya, Éthiopie et Tunisie. Résultats obtenus Plus de 6 000 personnes formées dans les 8 pays. Création d’une nouvelle génération de formatrices (ToTs). Résistance réussie à des expulsions en Afrique du Sud. Dialogue direct avec des entreprises pour compensation foncière. Consolidation de plateformes multi‑acteurs nationales et régionales. Intégration des droits fonciers des femmes dans les débats politiques et agricoles. Changements constatés Mobilisation accrue des femmes rurales et leaders communautaires. Visibilité médiatique renforcée sur les violations des droits fonciers. Influence sur des projets de loi et stratégies nationales. Émergence de collectifs féministes locaux. Adaptation des formations aux contraintes COVID‑19 avec des outils numériques. Enseignements tirés Rôle clé des structures communautaires traditionnelles dans la gouvernance foncière. Puissance des scorecards comme outil de plaidoyer. Importance d’investir dans les technologies numériques pour maintenir les activités. Nécessité de développer des alternatives économiques pour réduire la dépendance des femmes.